Le ferrage en sèche, est un simple geste en relevant la canne, soit avec le poignet ou avec l’ensemble du bras suffisamment pour planter l’hameçon dans la gueule du poisson, que ce soit bas de ligne tendu dans les courants réguliers ou détendu dans nos torrents de montagne, le tout doit être fait en douceur.

Combien de pêcheurs à la mouche loupent du poisson au ferrage, soit c’est trop hâtif, ils enlèvent la mouche de la gueule avant que celui-ci la referme, soit trop tard la mouche a été recrachée!!!

Voici quelques conseils pour y remédier, en règle générale, en début de saison le ferrage doit se faire deux secondes après la prise de la mouche, car les truites sont encore engourdies par les eaux froides et ne sont pas bien véloces.

Mais en pleine saison ce n’est pas pareil, le ferrage doit être instantané,ce qui donne une demi seconde après la prise de la mouche, car les truites, avec le no-kill, sont averties à sentir le vrai du faux, elles recrachent la mouche avec rapidité, c’est leur instinct qui le leur commande. On peut aussi avoir affaire à des truites « chipoteuses »(1) qui poussent l’artificielle du nez, c’est pourquoi les ferrages sont dans le vide. Nous avons affaire à des poissons éduqués, donc sur leurs gardes!!! Un indice peut vous être utile, à la première truite prise, regardez la mouche avant de la décrocher, si celle-ci, est plantée aux bords des lèvres, le ferrage est trop tôt, en plein palais ou au fond c’est bon. Mais certains pêcheur s’arrangent pour ferrer au bord des lèvres pour facilité le décrochage.

Pour finir, le pêcheur d’expérience apprend au fil des années à bien ferrer , sans s’en rendre compte, car lui n’est pas dépourvu d’instinct.

(1)Truite gavée, qui chipote sur l’artificielle et qui est aussi sélective.

LIONEL ARNAUD

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