1 — LA TRUITE EN POSTE : c’est une truite gobeuse qui se place en fin de coulée, juste avant une nouvelle chute. Cette fario contrôle un point stratégique (fenêtre), passage obligé des insectes emportés par le courant.

2– LA TRUITE DE SURFACE : c’est une truite gobeuse se postant dans un calme ou dans un petit courant. Son point d’attaque n’est pas fixe. Elle se déplace dans toutes les directions afin de saisir le maximum d’insectes.

3– LA TRUITE AU REPOS : sans aucun mouvement, elle reste calée sur le fond : rien ne l’intéresse. A condition de ne pas faire de gestes brusques, on peut l’approcher de très près : mais son œil veille. Au moindre danger elle va fuir.

4– LA TRUITE EN CHASSE : elle a faim. Sans relâche elle va prospecter les remous et les courants internes afin de poursuivre les alevins, les vairons, les nymphes et d’autres animaux comestibles. Au voisinage de la surface, en plein bouillon, elle n’hésite pas à venir gober toutes les mouches qui se présentent.

5– LA TRUITE DE FOND : il ne faut pas la confondre avec la truite en repos. Son attitude extérieure est semblable, mais si on y regarde de plus près, on constate qu’elle observe tout ce qui se passe autour d’elle. D’un seul trait elle se précipite vers la surface pour y gober une mouche puis, aussitôt, elle retourne sur sa place.

6– LA TRUITE ENCAVEE : elle n’est pas là sans raison. Bien sécurisée à l’abri des rochers, elle attend que ça se passe : et quoi donc ? Il se peut très bien qu’un pêcheur imprudent l’ait dérangée ou que les circonstances atmosphériques ou encore l’état des eaux ne lui conviennent pas. Nul ne sait combien de temps elle va rester cachée ; en cas de crue ou d’eau de neige, elle peut y séjourner pendant de longues périodes.

LIONEL ARNAUD

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