Les sedges de l’ordre des trichoptères, sont les artificielles incontournables à posséder dans sa boite à mouches. Les phryganes ne sont pas à proprement parler des éphémères. Nul n’ignore pourtant que les larves de phryganes sont extrêmement abondantes dans la plupart des cours d’eau, de plus elles résistent très bien à la pollution. Ce sont des insectes, faciles à identifier, au repos, les ailes sont repliées sur l’abdomen en forme de toit, ils sont très nombreux, à la fin du printemps, sur la végétation qui borde les rivières. Il m’arrivait d’un coup de botte dans les touffes d’aulnes d’en faire lever de véritables essaims.

Les imitations des phryganes sont multiples, c’est là, qu’il faut faire le bon choix pour le monteur de mouche, la particularité d’une bonne imitation, c’est d’abord, un hackle assez fourni, dont le modèle classique, est monté en palmer, ensuite une touffe de fibres ou deux sections de rémiges, inclinées sur le corps pour simuler les ailes en repos. Pour ma part deux modèles, une nymphe sur hameçon « caddis « (1), corps vert ou gris recouvert de body glass translucide, hackle de plume molle de perdrix, l’autre en sèche en poils de cervidé taillé en cône, il va sans dire, que les hameçons, doivent être de taille différente, car les trichoptères possèdent plus de 10 000 espèces de par le monde, en France il y en a 300, qui va de la plus petite, Hameçon numéro 16, à la plus grosse, hameçon numéro 8.

Ce qui nous intéressent, ce sont les éclosions, à partir de l’émergence et à l’insecte parfait, que je détermine en 3 phases.

Phase 1: La nymphe mature ouvre l’étui nymphal à l’aide de pièces buccales développées à cette fin et s’en extrait en rampant, encore enveloppée de la membrane nymphale.

Phase 2: le stade de la nymphe  » libre « . La nymphe a abandonné son étui et maintenant monte vers la surface de l’eau.

Phase 3: l’insecte, dérivant à la surface de l’eau(ou hors de l’eau), se dépouille enfin de la membrane nymphale qui l’a protégée jusque là.

La plupart des espèces de trichoptères émergent la nuit (2), et les heures d’émergence peuvent varier géographiquement. Mais pour les espèces émergeant le jour, il est intéressant pour le pêcheur de faire draguer l’artificielle, pour imiter l’insecte entrain de ramer, toujours à contre courant.

(1) Caddis, nom donné par les américains aux trichoptères, hameçon pour monter l’imitation de nymphe de sedge.

(2) J’ai rarement vu une éclosion de sedge. Peut être une dizaine de fois, dans ma longue carrière de pêcheur à la mouche.

LIONEL ARNAUD

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